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Natif de Bretagne,
Thierry en a conservé un formidable attachement à la
Terre, à la vibration de l’Histoire et au fait de cultiver la
Mémoire.
Les lieux choisis
(vestiges, ruines, bateaux échoués,…), le travail en
infra-rouge, sa volonté de penser le néo-pictorialisme,
sont autant de signes permettant au professionnel comme au spectateur de
comprendre à quel point le travail de Thierry OLLIVIER se situe
au confluent de la Matière, de la Vie et du Temps. Au même
titre que son activité consacrée aux musées, il
est question pour lui de considérer la chose
photographiée comme vivante.
Ici, perdus au milieu
d’une forêt, attaqués par cette Nature qui reprend ses
droits, là, paralysés par les sables,
échoués sur un rivage breton, cette bâtisse, ce
calvaire, cette chapelle, ce bateau, ce menhir, sous le regard de
Thierry OLLIVIER, retrouvent une existence ; non pas dans son
utilité, mais dans sa vie propre.
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Loin de toute forme de
mélancolie pathologique, Thierry a su conserver et cultiver les
aspects les plus admirables et les plus attachants de l’enfance que sont
le sentiment, la contemplation, le questionnement et
l’étonnement.
Son travail, professionnel et personnel, nourri par cette
capacité d’émerveillement allant de pair avec une
évidente intelligence, est un hymne à la Mémoire,
charnelle et vivante, une volonté permanente de retrouver
l’Eternité.
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